Pourquoi j'ai fondé Le DevoirLe 18 novembre 1910, Henri Bourassa se dchane dans Le Devoir, quil vient de fonder. Il ragit une lettre que sir Wilfrid Laurier, premier ministre du Canada, a publie la veille dans La Presse pour dfendre un projet de loi. Bourassa accuse Laurier dtre un collaborateur du journal aux sacs de sel, aux courses de brouettes, aux racontars scandaleux, aux potins grotesques ! . Durant toute sa vie dhomme public, Henri Bourassa a dplor la vnalit des journaux
Shopping security
Each payment you make on thelockerguy is secured with strict SSL encryption and PCI DSS data protection protocols
product description
Why choose thelockerguy wholesale?
Le 18 novembre 1910, Henri Bourassa se déchaîne dans Le Devoir, qu’il vient de fonder. Il réagit à une lettre que sir Wilfrid Laurier, premier ministre du Canada, a publiée la veille dans La Presse pour défendre un projet de loi. Bourassa accuse Laurier d’être un « collaborateur du journal aux sacs de sel, aux courses de brouettes, aux racontars scandaleux, aux potins grotesques ! ».Durant toute sa vie d’homme public, Henri Bourassa a déploré la vénalité des journaux qui se vendaient au plus offrant. C’est pourquoi celui qu’il a créé, Le Devoir, devait être indépendant, envers et contre tous. « Nous tuerons le journal plutôt que de le laisser dévier de sa route ! » a-t-il promis.Petit-fils de Louis-Joseph Papineau par sa mère, Bourassa a dû porter toute sa vie l’héritage de ce grand homme. Politicien, journaliste, orateur – le plus éloquent de son temps, à une époque où l’assemblée publique était le lieu des grands débats –, il a été de toutes les luttes. Infatigable, il n’eut de cesse qu’il n’eût obtenu l’indépendance du Canada face à l’impérialisme britannique et le respect des droits des Canadiens français, écartés du développement de l’Ouest et bafoués au Manitoba et en Ontario.Le Devoir, il l’a voulu libre de toute attache. Ce journal a servi de véhicule à ses luttes pendant sa vieet les a poursuivies avec la même énergie depuis cent ans.